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À propos de Le Lion

‘’ Paru en 1958, le récit se déroule dans un parc kényan protégé. La jeune héroïne de 10 ans, Patricia, fille du régisseur de la réserve, a recueilli un lionceau. L'animal, nommé King, a été soigné par l'enfant. Devenu adulte, il est retourné à la vie sauvage, mais le lien qu'il a créé avec la jeune Patricia est resté intact. La petite fille et le fauve continuent de se retrouver chaque jour malgré les risques évidents encourus par Patricia. Un jeune maasaï du nom d'Oriounga souhaite épouser la jeune fille qui a su dresser un lion. Pour faire sa demande, il doit d'abord devenir un homme et ce rite de passage requiert de terrasser un lion. Malgré l'interdiction de tuer dans la réserve, Oriounga combat King. Le jeune homme perd son combat et le lion est finalement abattu.’’

‘’ Le livre de Kessel, écrit bien souvent dans une langue extrêmement poétique, à la fois syncopée et lyrique, n’a pas pour vocation première de divertir ou d’informer mais d’intriguer et d’interroger : ce n’est pas un conte, mais un récit tragique, qui ne se cantonne nullement aux frontières d’un univers idyllique mais induit – par sa construction dramatique même – un questionnement sur la mort et s’écarte donc d’emblée de tout projet « naïf » (au sens noble du terme, dont on a pu qualifier certains moments de l’histoire de la peinture). Un vrai roman initiatique donc, et sur lequel la critique jusqu’ici ne s’est guère attardée, Le lion s’avère à l’examen d’une belle complexité : toute une réflexion sur la violence, les rapports Europe/Afrique, nature/civilisation, la colonisation, la quête du père et même le fait religieux s’y déroulent en filigrane, ce qui ne peut manquer de trouver des échos dans les débats politiques et philosophiques actuels. D’un point de vue plus spécifiquement narratologique, la réflexion sur le romanesque se révèle ici centrale, plus particulièrement la question de l’insertion – étroite en l’occurrence – du théâtral dans le narratif ; plusieurs scènes capitales du récit en effet assignent délibérément à tel ou tel personnage la position de spectateur. Qui était Joseph Kessel ? Quelle était sa conception du travail de journaliste ? Comment en est-il venu à écrire des romans pour rendre compte de son expérience d’aventurier et de « frère des hommes », et à quelle fin?’’

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À propos de Joseph Kessel

‘’ Fils de Samuel Kessel, médecin juif d’origine lituanienne (à l'époque en Russie impériale) qui vint passer son doctorat à Montpellier, puis partit exercer en Amérique du Sud, il vécut en Argentine ses toutes premières années, pour être emmené à Orenbourg, en Russie, où ses parents résidèrent de 1905 à 1908, avant de revenir s’installer en France. Il fit ses études secondaires au lycée Masséna, à Nice, puis au lycée Louis-le-Grand, à Paris.

Infirmier brancardier durant quelques mois en 1914, il obtint en 1915 sa licence de lettres et se trouva engagé, à dix-sept ans, au "Journal des Débats", dans le service de politique étrangère. À la fin de 1916, Joseph Kessel choisissait de prendre part aux combats, et s’enrôlait comme engagé volontaire, d’abord dans l’artillerie, puis dans l’aviation, où il allait servir au sein de l’escadrille S.39. De cet épisode, il tirerait plus tard le sujet de son premier grand succès, "L’Équipage" (1923). Il termina la guerre par une mission en Sibérie. Dès qu’il eut atteint sa majorité, il demanda la nationalité française.

Son premier ouvrage, "La Steppe rouge" (1922) était un recueil de nouvelles sur la révolution bolchevique. Après "Mary de Cork" (1925), il publia "Les Captifs" (grand prix du roman de l’Académie française en 1927), "Nuits de princes" (1927), "Belle de jour" (1928), "Fortune carrée" (1932, qui était la version romanesque de son reportage Marché d’esclaves), "Les Enfants de la chance" (1934), "La passante du Sans-Souci" (1936), ainsi qu’une très belle biographie de Jean Mermoz (en 1939), l’aviateur héroïque qui avait été son ami. Correspondant de guerre en 1939-1940, il rejoignit après la défaite la Résistance (réseau Carte), avec son neveu Maurice Druon. Ils franchissent clandestinement les Pyrénées pour gagner Londres et s’engager dans les Forces Françaises Libres du général de Gaulle. En mai 1943, les deux hommes composaient les paroles du "Chant des Partisans", voué à devenir le chant de ralliement de la Résistance. À la Libération, il reprend son activité de grand reporter, voyagea en Palestine, en Afrique, en Birmanie, en Afghanistan. C’est ce dernier pays qui lui inspirerait son chef-d’œuvre romanesque, "Les Cavaliers" (1967). Entre-temps, il avait publié un long roman en quatre volumes, "Le Tour du malheur" (1950), ainsi que "Les Amants du Tage" (1954), "Le Lion" (1958). Joseph Kessel fut élu à l’Académie française en 1962

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About Clémence Lucchini

josephine
Clémence earned a Master's degree in Literatures, Cultures, and Languages from the University of Connecticut, where she taught French. After graduation, she wanted to continue teaching the French language and is now delighted to be part of the French Cultural Center / Alliance Française of Boston and Cambridge. In her spare time, Clémence is an avid reader, enjoys translating French poems into English, and kayaking on the Charles River.





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