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À propos de Sagesse

Sagesse n'est pas séparable de la métamorphose que Verlaine a connue au mois de juin 1874, lorsqu'il s'est converti dans la prison où il avait été conduit pour avoir, à Bruxelles, tiré sur Rimbaud.

Un changement radical s'en est suivi, qui n'est pas seulement religieux mais aussi politique puisque le poète, républicain naguère, soutient la cause légitimiste. Et cependant, le recueil qui contient bien des pièces antérieures à la conversion est moins cohérent que ne le donne à penser son architecture rigoureuse et, par sa dimension à la fois personnelle, politique, sociale, religieuse, il présente au lecteur les multiples facettes d'un art qui ne se réduit ni à un contenu ni à une facture uniques.

Quand Verlaine fait paraître le volume, en décembre 1880, chez un éditeur catholique, il s'attache néanmoins à souligner la rupture que ces vers nouveaux viennent ouvrir en son oeuvre - et c'est l'incompréhension qui prévaut parmi les lecteurs : néo-romantique par ses thèmes comme par son lyrisme, cette poésie déroute. Quinze ans plus tard, à la mort de Verlaine, Sagesse sera néanmoins devenu son plus grand recueil.

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À propos de Paul Verlaine

Originaire d’une famille des Ardennes, fils d’un soldat de Napoléon devenu capitaine du génie, il vint à sept ans à Paris où il fit ses études. En 1862, il entra à la compagnie d’assurances L’Aigle, puis à l’Hôtel de ville comme expéditionnaire. Mais bientôt la vocation poétique s’éveilla en lui ; il commença à fréquenter le groupe des Parnassiens, et en 1866, il publia son premier livre, Poèmes saturniens, qui passa inaperçu.

En 1869, il donna les Fêtes galantes, puis, en 1870, La Bonne Chanson, où son talent se dégage déjà de l’école parnassienne. Il épousa alors Mlle Mautet. Compromis pour avoir pendant la Commune donné asile à des amis, il se réfugia à Londres, puis en Belgique. Revenu à Paris, il fit la connaissance d’Arthur Rimbaud qui exerça sur lui une grande influence : les deux poètes allèrent ensemble à Londres (1872), puis à Bruxelles ; à la suite d’une discussion avec Rimbaud, craignant de le voir s’éloigner, Verlaine lui tira deux coups de révolver et fut condamné à deux ans de prison qu’il fit à Mons : c’est là qu’il écrivit les Romances sans paroles (1874), et prépara Sagesse qui témoignait de sa ferveur nouvelle pour la religion catholique.

Libéré le 16 janvier 1875, Verlaine rentra en France, où il se retrouva seul ; sa femme, avec laquelle il n’avait pu s’entendre, ayant obtenu le divorce ; il passa alors en Angleterre et professa le français et le dessin jusqu’en 1877. À son retour en France, il fut professeur au collège de Rethel, puis tenta un essai de culture à Coulommes, sans succès (1881). La publication de Sagesse (1881) rendit son nom célèbre. Professeur à Boulogne-sur-Seine, puis à Neuilly, il fait paraître Les Poètes maudits (1884), Jadis et naguère (1884). Ses amis lui étaient revenus et une jeunesse enthousiaste acclamait son génie.

La mort de sa mère (juil. 1886) acheva sa ruine, et sa vie misérable de bohême et de gloire commença. Malade, il dut, en 1889, entrer à l’hôpital Broussais ; dès lors, il ne sortit d’un hôpital que pour rentrer dans un autre. Proclamé prince des poètes, il fit jouer un petit acte, Madame Aubin, dans une société de jeunes gens. Sa vie errante et maladive au quartier Latin se prolongea jusqu’au début de 1896, où il mourut presque abandonné. Il a laissé un fils, Georges Verlaine.



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